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Tarif du gaz : tout savoir sur l’évolution des prix et les conseils pour 2025

Article mis à jour le 13 November 2025

En 2025, les particuliers continuent de s'interroger sur le prix du kilowattheure de gaz, sur les tendances à venir et sur les moyens de limiter l'impact de ces variations sur le budget du foyer. Comprendre ces mécanismes et disposer de repères fiables permet d'adopter une gestion plus sereine de la consommation énergétique.

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Quel est le tarif du gaz en 2025 ?

Prix actuel du gaz en France : chiffres et tendances

En octobre 2025, le prix du kilowattheure de gaz naturel a enregistré une baisse de 1,9 % pour le chauffage et de 1,5 % pour la cuisson et l'eau chaude. Cette septième baisse consécutive témoigne d'une amélioration progressive du marché, même si la vigilance reste de mise face aux fluctuations futures. 

Le prix repère moyen en octobre 2025 s'établit à environ 94,35 €/MWh HT, soit 136,84 €/MWh TTC tous consommateurs confondus. Ces chiffres, publiés chaque mois par la CRE, servent de référence pour comparer les offres des différents fournisseurs d'énergie, même si ces derniers ne sont pas tenus de les appliquer strictement. Pour connaître les prix en détail, les consommateurs peuvent se rendre chaque mois sur le site de la CRE.

Évolution et prévisions pour l'année 2025

L'année 2025 s'inscrit dans une phase de relative stabilité des prix du gaz, après les fortes hausses enregistrées lors de la crise énergétique de 2022. 

Cependant, plusieurs facteurs pourraient influencer les prévisions pour 2025. La demande de gaz reste stable sur le marché européen, mais des incidents techniques, comme la panne d'un compresseur sur le champ gazier norvégien d'Ormen Lange en août 2025, ont momentanément exercé une pression haussière sur les cours. 

Du côté de la fiscalité, l'accise sur le gaz (TICGN) a connu une hausse de 4,8 % en janvier 2025, passant de 16,37 €/MWh à 17,16 €/MWh. Cette augmentation, bien que discrète, a légèrement alourdi la facture.

Par ailleurs, la TVA sur l'abonnement est passée de 5,5 % à 20 % depuis le 1er août 2025, mais cette hausse est en partie compensée par la baisse de l'accise. En revanche, les années suivantes pourraient voir une nouvelle réévaluation à la hausse de l'accise, en fonction de l'inflation et de nouvelles majorations fiscales.

Quels changements depuis la fin du tarif réglementé ?

Le tarif réglementé de vente du gaz naturel a officiellement pris fin le 30 juin 2023, marquant un tournant historique dans le marché énergétique français. Avant cette date, les consommateurs bénéficiaient d'un tarif fixé par l'État, publié chaque mois avec l'aide de la CRE.

Depuis juillet 2023, ce système a disparu, jugé incompatible avec les règles européennes de libre concurrence.

Désormais, les fournisseurs fixent librement leurs tarifs, mais la CRE continue de publier chaque mois un prix repère pour aider les consommateurs à se repérer et à comparer les offres disponibles.

Ce nouveau contexte oblige les consommateurs à être plus attentifs et proactifs dans le choix de leur contrat. Changer de fournisseur reste gratuit, sans engagement de durée, et la résiliation de l'ancien contrat est automatique dès la souscription d'une nouvelle offre.

Comment le tarif du gaz est-il fixé ?

Les éléments qui composent le prix du gaz

Le prix du gaz naturel repose sur une structure tarifaire complexe qui intègre plusieurs composantes distinctes. Pour les consommateurs, ce prix se décompose en une partie fixe (l'abonnement) et une partie variable (proportionnelle à la consommation en kilowattheures).

À fin 2024, selon les données de la CRE, le coût de fourniture représentait environ 42 % du prix repère du gaz. Cette part couvre l'achat du gaz sur les marchés de gros, les coûts de commercialisation, et la marge du fournisseur.

Les coûts de réseaux (transport, distribution et stockage) comptent pour environ 29 % du prix total. Ces coûts sont strictement encadrés par la CRE, qui veille à ce qu'aucun fournisseur ne soit avantagé. Le réseau de distribution est géré par des opérateurs comme GRDF, dont les tarifs sont révisés périodiquement.

Enfin, les taxes représentent environ 30 % de la facture. On distingue trois prélèvements principaux :

  • La TVA : elle représente environ 14 % de la facture totale et s'applique à la fois sur la consommation et sur la CTA. Depuis le 1er août 2025, le taux de TVA sur l'abonnement est passé de 5,5 % à 20 %.
  • L'accise sur le gaz naturel (TICGN) : cette taxe compte pour environ 11 % du prix du gaz. Son montant a fluctué ces dernières années avec la crise des gilets jaunes, du COVID et la guerre en Ukraine.
  • La Contribution Tarifaire d'Acheminement (CTA) : elle ne représente que 3 % du coût global et finance les droits spécifiques relatifs à l'assurance vieillesse des personnels des industries électriques et gazières.

Rôle des acteurs : fournisseur d'énergie, état et régulateurs

Le marché du gaz en France est encadré par plusieurs acteurs institutionnels dont les rôles sont complémentaires et essentiels au bon fonctionnement du secteur.

La Commission de Régulation de l'Énergie (CRE), est une autorité administrative indépendante chargée de veiller au bon fonctionnement des marchés de l'électricité et du gaz. Ses missions incluent la régulation des réseaux de transport et de distribution, la surveillance de la concurrence, la publication du prix repère mensuel, et l'instruction des appels d'offres pour le soutien aux énergies renouvelables.

Depuis la fin des tarifs réglementés en juin 2023, la CRE publie chaque mois le prix repère de vente de gaz naturel (PRVG), un indicateur qui comporte un prix d'abonnement et un prix du kilowattheure. Ce prix, bien qu'indicatif, constitue une référence précieuse pour les consommateurs et permet de comparer les offres commerciales des différents fournisseurs.

Les fournisseurs d'énergie, qu'ils soient historiques (comme Engie) ou alternatifs, sont libres de fixer leurs prix. Ils ne peuvent se différencier que sur la partie fourniture et commercialisation, les autres composantes (transport, distribution, taxes) étant fixées publiquement et identiques pour tous.

L'État, via les ministères en charge de l'énergie et de l'économie, intervient principalement sur le volet fiscal (fixation des taxes) et réglementaire (encadrement du secteur, définition des politiques énergétiques).

Impact des politiques gouvernementales sur le tarif du gaz

Les politiques gouvernementales jouent un rôle déterminant dans l'évolution du tarif du gaz, tant par les décisions fiscales que par les orientations stratégiques en matière énergétique.

La fiscalité constitue le levier d'intervention le plus direct. En 2025, deux évolutions majeures ont marqué les factures de gaz : d'une part, la hausse de la TVA sur l'abonnement passée de 5,5 % à 20 % au 1er août 2025, représentant une augmentation d'environ 38 € par an pour un ménage moyen. D'autre part, cette hausse a été partiellement compensée par une baisse de l'accise sur la consommation, de 17,16 €/MWh à 15,43 €/MWh.

Ces ajustements s'inscrivent dans une logique d'harmonisation avec les normes européennes et de rééquilibrage budgétaire. Toutefois, les années suivantes pourraient connaître de nouvelles hausses de l'accise, réévaluée en fonction du taux d'inflation et de nouveaux taux de majoration.

Au-delà de la fiscalité, les décisions tarifaires concernant les réseaux de distribution ont également un impact notable. Au 1er juillet 2025, le tarif d'utilisation des réseaux publics de distribution de gaz naturel de GRDF (tarif ATRD7) a augmenté de 6,1 %, entraînant une hausse de l'ordre de 1,4 % sur la facture TTC des consommateurs résidentiels.

Pourquoi le tarif du gaz fluctue-t-il ?

Les causes majeures des variations (marché, géopolitique, demandes saisonnières)

Le prix du gaz naturel est particulièrement sensible à plusieurs facteurs qui peuvent agir de manière isolée ou combinée, provoquant des variations parfois brutales.

L'offre et la demande constituent le premier facteur d'influence. Le gaz, contrairement à l'électricité, est une matière première physique qui s'extrait, se transporte et se stocke. Lorsque la demande mondiale augmente subitement, comme ce fut le cas après la pandémie de Covid-19, les prix s'envolent. À l'inverse, lorsque les stocks européens sont bien remplis et que la demande est modérée, les prix baissent.

Les variations saisonnières jouent également un rôle majeur. En hiver, lorsque les températures chutent, la demande de gaz pour le chauffage domestique explose, exerçant une pression haussière sur les cours. En été, ce sont les vagues de chaleur qui peuvent indirectement impacter le marché, car elles augmentent la consommation d'électricité et sollicitent davantage les centrales à gaz.

Les conditions climatiques extrêmes compressent les stocks et génèrent des tensions sur l'approvisionnement. À l'inverse, des hivers doux permettent de préserver les réserves et de limiter les hausses de prix.

La géopolitique est un autre facteur de volatilité majeur. Le gaz naturel est une ressource stratégique mondialisée, particulièrement vulnérable aux tensions internationales. L'exemple le plus marquant reste la crise énergétique de 2022, déclenchée par la réduction drastique des livraisons russes vers l'Europe suite au conflit en Ukraine. 

Depuis, l'Europe a diversifié ses sources d'approvisionnement, en se tournant massivement vers le gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance du Qatar, des États-Unis ou d'Australie. Cette substitution a permis de réduire la dépendance énergétique, mais elle a également augmenté les coûts logistiques et créé de nouvelles incertitudes liées aux contrats et aux capacités de transport.

Enfin, les capacités de stockage et de transport influencent directement les prix. 

Analyse de l'évolution historique des prix du gaz en France

L'évolution du prix du gaz naturel en France sur les quinze dernières années révèle une tendance globale à la hausse, ponctuée de pics spectaculaires et de phases de stabilisation.

  • Entre 2010 et 2024, le prix du MWh sur le marché PEG (Point d'Échange de Gaz) est passé de 13,840 € à environ 34 €, avec des pics historiques dépassant les 340 €/MWh lors de la crise énergétique de 2022. Cette envolée inédite a marqué les esprits et a conduit les gouvernements européens à mettre en place des dispositifs d'urgence pour protéger les consommateurs.
  • En 2023, une phase de décrue s'est amorcée. Le prix du gaz a fortement diminué grâce à plusieurs facteurs : un niveau de stockage élevé (environ 80 % de remplissage moyen en Europe), une demande européenne plus faible qu'en 2022, et un hiver relativement clément. Sur le marché TTF de Rotterdam, le prix du MWh est descendu en dessous de 30 €/MWh début 2024, soit bien loin des sommets de l'été 2022.
  • En parallèle, la fiscalité sur le gaz a connu plusieurs rebondissements. La TICGN, initialement gelée durant les crises successives (Gilets Jaunes, Covid-19, guerre en Ukraine), a fait l'objet d'un rattrapage en 2024, passant de 8,45 €/MWh à 16,37 €/MWh, soit une augmentation de près de 100 % en un an. 

Cette volatilité impose aux consommateurs une vigilance constante et une bonne compréhension des mécanismes tarifaires.

Conseils pour anticiper et maîtriser sa facture de gaz

Astuces pour réduire sa consommation de gaz au quotidien

La réduction de la consommation de gaz reste le moyen le plus efficace et durable de limiter l'impact des fluctuations tarifaires sur le budget du foyer. Plusieurs gestes simples permettent de réaliser des économies substantielles sans sacrifier le confort.

En matière de chauffage, qui représente la majeure partie de la consommation de gaz dans un logement, quelques réflexes s'imposent : régler la température à 19°C dans les pièces à vivre et à 16°C dans les chambres permet de réduire significativement la facture.

L'entretien régulier de la chaudière est également essentiel. Une chaudière bien entretenue consomme jusqu'à 12 % de gaz en moins. L'entretien annuel est d'ailleurs obligatoire et permet de garantir la sécurité et l'efficacité de l'appareil.

Côté isolation, investir dans l'amélioration thermique du logement (fenêtres, combles, murs) permet de réduire durablement les besoins en chauffage. Les aides publiques (MaPrimeRénov', éco-prêt à taux zéro) facilitent le financement de ces travaux.

Pour l'eau chaude sanitaire, quelques astuces simples existent : régler la température du ballon à 55°C, installer des mousseurs sur les robinets pour limiter le débit, privilégier les douches aux bains, et limiter la durée des douches.

Enfin, pour la cuisson, couvrir les casseroles, utiliser des plats adaptés à la taille des brûleurs, et éteindre le feu quelques minutes avant la fin de la cuisson (pour profiter de l'inertie thermique) permettent d'optimiser l'usage du gaz.

Aides et dispositifs pour payer sa facture de gaz

Face à la hausse des prix de l'énergie, plusieurs dispositifs d'aide ont été mis en place pour soutenir les ménages les plus vulnérables et faciliter l'accès à une énergie abordable.

Le chèque énergie reste l'aide principale. Distribué automatiquement chaque année aux foyers modestes (sous condition de ressources), il permet de régler directement les factures d'énergie ou de financer des travaux de rénovation énergétique. 

Pour les situations d'urgence, le Fonds de Solidarité pour le Logement (FSL) peut intervenir pour aider au paiement des factures impayées ou éviter une coupure d'énergie. Les démarches se font auprès des services sociaux du département.

Les aides à la rénovation énergétique constituent un levier puissant pour réduire durablement les factures. Parmi elles : MaPrimeRénov', qui finance les travaux d'isolation, de changement de chaudière, ou d'installation de systèmes de chauffage ; l'éco-prêt à taux zéro, qui permet d'emprunter sans intérêt pour financer des travaux de rénovation ; la prime CEE , proposée par les fournisseurs d'énergie pour encourager les économies d'énergie.

Enfin, certaines collectivités locales proposent des aides complémentaires pour accompagner les ménages dans la transition énergétique. 

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