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Les évolutions du tarif réglementé de l’électricité en 2025

Article mis à jour le 10 December 2025

A RETENIR

  • Le tarif réglementé a baissé de 15 % au 1er février 2025, grâce à la stabilisation du marché de l’électricité.
  • La hausse de l’accise, du TURPE et de la TVA sur l’abonnement limite toutefois les économies réelles.
  • En moyenne, un foyer type paie environ 1 100 € par an, un niveau quasi stable.
  • La fin de l’ARENH fin 2025 pourrait entraîner de nouvelles hausses en 2026.

La baisse historique de février 2025

Le 1er février 2025 a marqué un tournant : le tarif réglementé de vente de l’électricité (TRVE) a enfin baissé après plusieurs années de hausses successives. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a confirmé une diminution moyenne de 15 % pour les particuliers, la première depuis plus de dix ans.

Cette baisse s’explique par :

  • le retour à la normale du marché de gros de l’électricité, après deux années de crise énergétique ;
  • une production nucléaire française plus élevée, après les maintenances exceptionnelles de 2022-2023 ;
  • le développement accru des énergies renouvelables, qui a contribué à stabiliser les prix.

Pour un foyer moyen, la baisse du TRVE s’est traduite par une facture annuelle légèrement allégée, de l’ordre d’une centaine d’euros selon la consommation. L’option Base a le plus bénéficié de cette évolution, tandis que l’option Tempo, plus complexe, a connu des ajustements variables selon les plages horaires.

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Les ajustements simultanés masquant la réalité tarifaire

Derrière cette baisse bienvenue, plusieurs facteurs ont limité les bénéfices pour les consommateurs.

  • L’accise sur l’électricité (ex-TICFE) a été fortement relevée : de 1 €/MWh pendant le bouclier tarifaire à 33,70 €/MWh depuis le 1er février 2025.
  • Le Tarif d’Utilisation des Réseaux Publics d’Électricité (TURPE), qui finance le transport et la distribution, a connu une hausse exceptionnelle de 7,7 %, décidée par la CRE.

Ces hausses compensent partiellement la baisse du prix du kilowattheure. En clair, la facture n’a pas diminué autant que prévu, car la fin progressive des aides publiques s’est accompagnée d’un rééquilibrage fiscal.

La révision d’août 2025 et la hausse de l’abonnement

Le 1er août 2025, une nouvelle révision tarifaire est intervenue. Le prix du kilowattheure a légèrement augmenté (autour de 3 %), tandis que l’accise a été ramenée à 29,98 €/MWh pour compenser partiellement cette hausse.

Mais le changement le plus notable concerne la TVA sur l’abonnement, passée du taux réduit (5,5 %) au taux normal (20 %). Ce reclassement fiscal s’est traduit par une hausse moyenne d’une trentaine d’euros par an pour un compteur domestique standard.

Ainsi, même si le kWh reste plus abordable qu’en 2023, le coût fixe de l’abonnement pèse davantage dans la facture totale, surtout pour les petits consommateurs.

Les composantes détaillées du tarif de l’électricité

Le TURPE : coût de transport et de distribution

Le TURPE représente environ 30 % de la facture d’électricité. Il finance les coûts de transport et de distribution de l’électricité :

  • RTE assure le transport haute tension ;
  • Enedis gère la distribution sur environ 95 % du territoire.

En 2025, cette part a augmenté pour anticiper les investissements nécessaires à la modernisation du réseau. Ces dépenses visent notamment à :

  • intégrer davantage d’énergies renouvelables ;
  • soutenir la montée en puissance des véhicules électriques et des pompes à chaleur ;
  • renforcer la sécurité d’approvisionnement.

Ces investissements structurels devraient se poursuivre dans les prochaines années, car la transition énergétique nécessite un réseau plus robuste et plus flexible.

L’accise sur l’électricité : évolution et poids fiscal

L’accise sur l’électricité a connu en 2025 une remontée progressive vers son niveau normal. Après une période exceptionnelle de réduction pendant la crise énergétique, elle s’établit désormais à environ 30 €/MWh pour les ménages.

Cette taxe représente près de 7 % de la facture totale et est elle-même soumise à la TVA, ce qui accentue son poids réel. Elle est collectée par les fournisseurs d’électricité pour le compte des douanes, puis reversée au budget de l’État.

Les taxes et contributions annexes

Les taxes et contributions représentent aujourd’hui 30 à 35 % du montant total d’une facture d’électricité.
On y trouve notamment :

  • la Contribution Tarifaire d’Acheminement (CTA), qui finance les retraites des personnels du secteur ;
  • l’accise, unifiée au niveau national ;
  • la TVA, désormais appliquée à 20 % sur la majorité des éléments de la facture.

La suppression des anciennes taxes locales (TCFE et TDCFE) a simplifié la structure, mais la hausse de la TVA sur l’abonnement a alourdi la facture pour de nombreux ménages.

Les facteurs structurels influençant le prix de l’électricité

Le marché de gros et sa volatilité

Les prix de gros influencent directement le tarif réglementé. Après les flambées observées en 2022-2023, les cours ont fortement reculé en 2025.
Cette amélioration s’explique par :

  • un retour à la stabilité du parc nucléaire français ;
  • une production renouvelable plus soutenue ;
  • des conditions de marché plus calmes en Europe.

Cependant, la volatilité reste élevée : les prix peuvent encore varier fortement d’un jour à l’autre selon la météo et la demande.

L’ARENH : un dispositif régulateur temporaire

L’Accès Régulé à l’Électricité Nucléaire Historique (ARENH), instauré en 2011, permettait aux fournisseurs alternatifs d’acheter de l’électricité nucléaire à prix fixe (42 €/MWh). Ce mécanisme prend fin le 31 décembre 2025.

Sa disparition obligera les fournisseurs à se fournir directement sur les marchés de gros, où les prix sont plus fluctuants. Cela pourrait entraîner une hausse des factures dès 2026, surtout pour les offres de marché dépendantes de ces achats.

L’essor des énergies renouvelables et ses conséquences

Les énergies renouvelables (éolien, solaire, hydraulique) représentent une part croissante de la production française. Elles permettent de réduire la dépendance aux énergies fossiles, mais introduisent une variabilité importante des prix :

  • tarifs bas lors des périodes de forte production ;
  • hausses marquées en cas de faible vent ou d’ensoleillement réduit.

Cette intermittence oblige à moderniser les réseaux et à investir dans des solutions de stockage. Ces coûts supplémentaires se répercutent progressivement dans le TURPE.

L’impact sur les factures des consommateurs

Les factures moyennes et leur évolution

En 2025, un foyer moyen consommant autour de 5 700 kWh par an paie environ 1 100 € TTC selon les données de la CRE. Cette moyenne reste stable par rapport à début 2024, car la baisse du kWh est en partie compensée par la hausse des taxes et abonnements.

Pour les logements chauffés à l’électricité, la facture annuelle reste plus élevée, généralement entre 4 000 et 5 000 €, selon la taille du logement et la zone climatique.

Les profils de consommation et les écarts

La consommation électrique varie fortement selon les foyers :

  • une personne seule en appartement consomme environ 2 500 à 3 000 kWh/an ;
  • une famille dans une maison chauffée à l’électricité peut dépasser 12 000 kWh/an.

L’isolation du logement, la région et les usages (chauffage, eau chaude, électroménager) jouent un rôle essentiel. Les ménages vivant dans des logements anciens mal isolés restent les plus vulnérables aux hausses tarifaires.

L’alourdissement des coûts fixes

La part fixe de la facture – l’abonnement – a augmenté nettement en 2025.
Combinée à la hausse de la TVA, cette évolution pénalise surtout les petits consommateurs, dont la facture dépend moins du volume consommé.

Résultat : même si le prix du kWh baisse, la facture totale reste stable voire en légère hausse pour une majorité de ménages.

Les perspectives tarifaires pour 2026

La fin de l’ARENH et ses conséquences attendues

La fin du dispositif ARENH pourrait provoquer une hausse progressive des prix à partir de 2026. Les fournisseurs alternatifs perdront l’accès au nucléaire à tarif fixe et devront acheter sur le marché, où les prix sont généralement plus élevés.

Selon les estimations, la facture moyenne pourrait augmenter d’environ 100 à 150 € par an pour un foyer type. Les clients restés au tarif réglementé devraient être moins exposés grâce au mécanisme de calcul lissé du TRVE.

Le renforcement des certificats d’économie d’énergie

En 2026, la sixième période des Certificats d’Économie d’Énergie (CEE) entrera en vigueur. Les fournisseurs devront financer davantage d’actions d’efficacité énergétique, ce qui se traduira par une légère hausse sur les factures.

Ce dispositif encourage néanmoins les particuliers à rénover leur logement ou à optimiser leurs usages pour compenser ces hausses.

La réforme du TURPE 7

Le TURPE 7 (2025-2029) introduit une nouvelle grille tarifaire avec une hausse moyenne estimée autour de 10 %. Objectif : moderniser les réseaux pour intégrer les énergies renouvelables, soutenir la mobilité électrique et améliorer la sécurité d’approvisionnement.

Cette hausse devrait rester contenue mais durable, car les besoins d’investissement dans le réseau sont considérables.

Les offres alternatives au tarif réglementé

Les offres indexées sur le tarif réglementé

En plus du tarif réglementé (Tarif Bleu), plusieurs fournisseurs proposent des offres indexées sur ce tarif, souvent avec une remise de quelques pourcents. Ces offres évoluent en même temps que le TRVE, à la hausse comme à la baisse.

En 2025, près de la moitié des foyers français avaient déjà souscrit une offre de marché, souvent pour bénéficier d’un prix plus compétitif à court terme.

Les offres à prix fixes

Les offres à prix fixes garantissent un tarif stable pendant une ou plusieurs années. Elles offrent une meilleure visibilité budgétaire, mais peuvent devenir moins intéressantes si le tarif réglementé baisse. Elles s’adressent donc aux ménages qui préfèrent la stabilité à la flexibilité.

Les déterminants macroéconomiques et géopolitiques

Le contexte géopolitique et la sécurité d’approvisionnement

Même si 2025 a marqué un retour à la stabilité, le contexte international reste fragile. Les tensions autour de l’énergie, notamment liées à la guerre en Ukraine et à la concurrence mondiale sur le gaz naturel liquéfié, continuent d’influencer les prix.

La France bénéficie toutefois de sa production nucléaire et d’un mix énergétique de plus en plus renouvelable, garantissant une relative sécurité d’approvisionnement.

Les dynamiques de demande et la transition énergétique

La demande mondiale d’électricité continue d’augmenter avec l’électrification des usages (chauffage, transport, industrie). En France, la généralisation des pompes à chaleur et des voitures électriques accroît la pression sur le réseau.

Ces évolutions justifient la hausse du TURPE et les investissements massifs prévus dans les années à venir.
À long terme, ces efforts visent à construire un système électrique plus propre, plus efficace et plus résilient.

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